La souplesse des fondements

La totalité de l’aire occupée par le plancher de la galerie est recouverte par un faux plancher en fibre de pin (MDF), à trente centimètres du sol, dans lequel est découpé un cercle qui occupe presque toute la largeur de la salle. La trouée circulaire est recouverte d’une surface latérale de contreplaqué cintré entre le faux plancher et le réel plancher de la salle, créant une sorte de bassin. Une mince ouverture continue à la base de ce bassin laisse pénétrer un filet de lumière généré par un système de tubes fluorescents disposé sous le faux plancher. Aucune autre source de lumière n’éclaire la salle. La trouée est remplie de fumée artificielle circulant au sol, créant vagues et volutes: un mouvement lent, souple et fragile, influencé par le moindre courant d’air. Ce projet tente d’imager l’impalpable de la relation entre le public et l’oeuvre, non pas dans l’invisible, mais dans un caractère immatériel, diffus, gazeux.

Exposition

La Galerie l’Œuvre de l’Autre / Centre d’exposition de l’UQAC, Chicoutimi, QC, 2010